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La pièce

« LA VIE ENTRE LES MOTS,

Moi, Benjamin, dyslexique et écriveur de livres » ©

Avant Propos (Edition 2013)

Par le Docteur Michèle Mazeau

Médecin de rééducation en neurologie infantile

Spécialiste reconnue des Dys

PARIS

LE SUJET

 

Il était une fois… un petit Benjamin qui voulait, dès son plus jeune âge, être « écriveur de livres ».

Ses premières années à l’école ne lui apportèrent que des tourments car être, à soi tout seul, détenteur d’un lot de « dys, pack toutes options, plus le rab », cela le privait totalement de pouvoir exprimer ses capacités.

Grâce à une énergie et à une persévérance remarquables, Benjamin a su dépasser ses handicaps, tirer parti de ses talents et, loin de rester dans la catégorie des disqualifiés, il s’est hissé au rang d’un « dys… qualifié » dont on n’a pas fini de parler… (M.F. BONNET)

La pièce a été créée à Compiègne, le 10 octobre 2008, dans le cadre de la 2ème Journée Nationale des Dys puis découverte par plus de 10 000 spectateurs, enfants, adultes concernés ou non par les troubles du langage écrit ou oral, parents ou spécialistes (psychiatres, psychologues, psychomotriciens, orthophonistes, pédopsychiatres, professeurs, élèves professeurs…) jusqu’au 20 juin 2013. Elle a partout reçu un accueil remarquable.  Statistiques-Bilan

 

 

L’auteur : Benjamin COGNET

Né le 31 janvier 1990 à BEAUMONT (63).
Scolarité à l’école primaire des Garniers, faubourg de Thiers.
En difficulté scolaire très tôt. Client régulier de la psychomotricienne, de l’orthophoniste, du pédopsychiatre voire du psychiatre dès l’enfance. Diagnostiqué, assez tardivement, dyslexique, dysorthographique, dysgraphique, dyscalculique, dyschronique et dyspraxique en cours élémentaire, qu’il redouble, sans grand résultat.
Famille avertie de l’impossibilité pour Benjamin de suivre une scolarité « normale ». Aucune proposition pour améliorer les apprentissages.

Diverses tentatives de la famille pour des remédiations (semelles, lunettes, régime alimentaire…). Seule la natation lui permet d’exister un peu (plusieurs palmarès et plusieurs sélections pour les Championnats de France)
Rencontre, en 1999, avec Marie-France BONNET, disponible pour aider Benjamin qui essaie d’échapper aux tâches scolaires en lui racontant toutes les histoires qu’il a dans la tête, histoires à épisodes construits, cohérents avec une cosmogonie, des noms de lieux, de personnages absents du vocabulaire français. Benjamin peut mémoriser tout ce qui concerne SES histoires et rien d’autre ; il peut tout expliquer, tout justifier. Marie-France Bonnet lui propose d’écrire, sous sa dictée, « une des aventures que j’avais dans la tête, histoire de me faire travailler dessus, bien entendu » (cf « La Vie entre les Mots »). C’est le déclic : Benjamin VOIT SES MOTS écrits sur du papier, des mots qui font sens et sont compris des autres. Il ne cesse alors de progresser, de vouloir aller plus loin : « Marie-France, c’était les mains et moi, l’imagination ». Une autre enseignante retraitée, Jacqueline Ducher, saisit ses textes sur l’ordinateur et Benjamin n’a de cesse de montrer qu’il est intelligent et qu’il veut le prouver.

Avant d’entrer en 6ème au collège privé de Saint-Saturnin (63), Benjamin effectue un stage d’une semaine dans la banlieue de Versailles, auprès de Jennifer DELRIEU, qui applique une méthode mise au point par un dyslexique américain, Ronald DAVIS. La mère de Benjamin et Marie-France BONNET assistent aux séances journalières et constatent les améliorations spectaculaires de l’enfant.
Tout le monde sait désormais que Benjamin a un fort potentiel, qu’il pourra peut-être réussir, au prix d’un parcours long et difficile, si l’administration de l’Education Nationale lui accorde des adaptations, ce qui ne sera, hélas, pas souvent le cas.

Cursus scolaire

Ecole primaire des Garniers (Thiers).

2002-2004 : classe de sixième en deux ans au collège privé de Saint-Saturnin (63), où l’enseignante de Mathématiques, Christiane Faugère, a mis en place une classe spécifique pour l’accueil de douze dyslexiques qui devront rejoindre, au cours de la 2ème année, leurs camarades non dyslexiques.

2004-2007 : classes de 5ème, 4ème, 3ème dans le même collège. Aide de l’ordinateur et du logiciel de dictée à reconnaissance vocale de Médialexie à partir de la 4ème. Obtention du Brevet des collèges (mention AB) avec le concours d’un secrétaire mis à sa disposition par l’ Education Nationale (après maintes demandes à la MDPH, Maison départementale du Handicap).

2007-2008 : classe de seconde au lycée Monanges – Godrefoy-de-Bouillon, internat à Jean- Baptiste-de-La-Salle, option cinéma. Parallèlement, écriture de « La vie entre les mots »

2008-2009 : classe de 1ère, section Littéraire. Juin 2009 : épreuves anticipées du baccalauréat, avec un secrétaire à l’écrit, aucune aide à l’oral

2009-2010 : classe de terminale, baccalauréat avec mention AB (voir bulletins scolaires et résultats d’examen en annexe). Au cours de cette année-là, réalise 2 courts-métrages, nécessaires à la validation de l’année de terminale dont « La Vie entre Mes mots » tourné à l’école primaire des Garniers, avec la complicité du directeur, Monsieur Basmadjian et des élèves de sa classe. (Voir 1ère partie. Voir 2ème partie)

2010-2011  :  Année de remise à niveau, à sa demande, pour mathématique et  physique au Lycée Polyvalent Pré-de-Cordy à Sarlat (24)

2011-2012 : première année de BTS audio-visuel, option « métiers de l’image », au Lycée Henri-Martin, Saint-Quentin (02)

2012-2013 : Deuxième année de BTS audio-visuel au au Lycée Henri-Martin, Saint-Quentin (02).


 

La Compagnie des DYS 2008-2013


 

Marie-France BONNET :

Enseignante retraitée, présidente de l’association, thiernoise de souche,  a travaillé avec Benjamin depuis ses 9 ans, alors qu’il était un cas désespéré et désespérant au regard de sa famille, de ses instituteurs et de lui-même  et probablement voué à un avenir assez sombre. Elle s ‘est passionnée pour ce cas extrême et l’a accompagné tout au long de son parcours.

Marie-France BONNET incarnait quatre rôles : la mère de Benjamin, une orthophoniste, deux types d’enseignantes, la première réfractaire au handicap de l’enfant, la seconde plus conciliante.

Bernard VACHER :

Enseignant retraité, thiernois depuis 2005, s’est également passionné pour le cas et la personnalité de Benjamin. A pratiqué le théâtre, en tant qu’acteur (Théâtre des Petits Pas, Atelier Théâtral  Riomois, Les Amis du Théâtre à Thiers) ou animateur pendant 17 ans (Groupe d’essai théâtral du collège de Billom (63).

Bernard VACHER incarnait Benjamin devenu grand-père, expliquant à son petit-fils, dyslexique tout comme lui, que la dyslexie n’est pas une fatalité insurmontable. Il incarnait aussi un psychiatre, que l’auteur prend un plaisir revanchard à ridiculiser quelque peu.

Ces deux comédiens ont été des acteurs bénévoles et amateurs, au sens latin du terme : « lat. amator, de amare, aimer : qui pratique en l’aimant, un art, un sport sans en faire sa profession ».

NOTA :

Le texte intégral  de la pièce est toujours disponible sous forme de brochure, auprès de :

Marie-France BONNET – Compagnie des Dys – 30, rue des Fichardies – 63300 THIERS

Prix : 7,50 €, franco de port.